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“Foreign?” said the stranger. “And who calls me [...]
]]>“Foreign?” said the stranger. “And who calls me a foreigner?”
“Well, I never yet heard of the dev — of your claiming American citizenship,” said Dan’l Web- ster with surprise.
“And who with better right?” said the stranger, with one of his terrible smiles. “When the first wrong was done to the first Indian, I was there. When the first slaver put out for the Congo, I stood on her deck. Am I not in your books and stories and beliefs, from the first settlements on? Am I not spoken of, still, in every church in New England? ‘Tis true the North claims me for a Southerner, and the South for a Northerner, but I am neither. I am merely an honest American like yourself - and of the best descent - for, to tell the truth, Mr. Webster, though I don’t like to boast of it, my name is older in this country than yours.”
]]>Je m’intitule, il est vrai, Maître, Docteur, et, depuis dix ans, je promène çà et là mes élèves par le nez. Et je [...]
]]>Je m’intitule, il est vrai, Maître, Docteur, et, depuis dix ans, je promène çà et là mes élèves par le nez. Et je vois bien que nous ne pouvons rien connaître!… Voilà ce qui me brûle le sang! J’en sais plus, il est vrai, que tout ce qu’il y a de sots, de docteurs, de maîtres, d’écrivains et de moines au monde! Ni scrupule, ni doute ne me tourmentent plus!
Je ne crains rien du diable, ni de l’enfer ; mais aussi toute joie m’est enlevée. Je ne crois pas savoir rien de bon en effet, ni pouvoir rien enseigner aux hommes pour les améliorer et les convertir.
Aussi n’ai-je ni bien, ni argent, ni honneur, ni domination dans le monde: un chien ne voudrait pas de la vie à ce prix ! Il ne me reste désormais qu’à me jeter dans la magie. Oh! si la force de l’esprit et de la parole me dévoilait les secrets que j’ignore, et si je n’étais plus obligé de dire péniblement ce que je ne sais pas ; si enfin je pouvais connaître tout ce que le monde cache en lui-même, et, sans m’attacher davantage à des mots inutiles, voir ce que la nature contient de secrète énergie et de semences éternelles !
]]>– Comment, ils n’osent pas se tuer? Vous trouvez qu’il y a peu de suicides?
– Fort peu.
– Vraiment, c’est votre avis?
Sans répondre, il se leva et, rêveur, commença à se promener de long en large dans la chambre.
– Qu’est-ce [...]
]]>– Comment, ils n’osent pas se tuer? Vous trouvez qu’il y a peu de suicides?
– Fort peu.
– Vraiment, c’est votre avis?
Sans répondre, il se leva et, rêveur, commença à se promener de long en large dans la chambre.
– Qu’est-ce donc qui, selon vous, empêche les gens de se suicider? demandai-je.
Il me regarda d’un air distrait comme s’il cherchait à se rappeler de quoi nous parlions.
– Je… je ne le sais pas encore bien… deux préjugés les arrêtent, deux choses; il n’y en a que deux, l’une est fort insignifiante, l’autre très sérieuse. Mais la première ne laisse pas elle-même d’avoir beaucoup d’importance.
– Quelle est-elle?
– La souffrance.
– La souffrance? Est-il possible qu’elle joue un si grand rôle… dans ce cas?
– Le plus grand. Il faut distinguer: il y a des gens qui se tuent sous l’influence d’un grand chagrin, ou par colère ou parce qu’ils sont fous, ou parce que tout leur est égal. Ceux-là se donnent la mort brusquement et ne pensent guère à la souffrance. Mais ceux qui se suicident par raison y pensent beaucoup.
– Est-ce qu’il y a des gens qui se suicident par raison?
– En très grand nombre. N’étaient les préjugés, il y en aurait encore plus: ce serait la majorité, ce serait tout le monde.
– Allons donc, tout le monde?
L’ingénieur ne releva pas cette observation.
– Mais n’y a-t-il pas des moyens de se donner la mort sans souffrir?
– Représentez-vous, dit-il en s’arrêtant devant moi, une pierre de la grosseur d’une maison de six étages, supposez-la suspendue au-dessus de vous: si elle vous tombe sur la tête, aurez-vous mal?
– Une pierre grosse comme une maison? sans doute c’est effrayant.
– Je ne parle pas de frayeur; aurez-vous mal?
– Une pierre de la grosseur d’une montagne? une pierre d’un million de pouds[4]? naturellement je ne souffrirai pas.
– Mais tant qu’elle restera suspendue au-dessus de vous vous aurez grand’peur qu’elle ne vous fasse mal. Personne pas même l’homme le plus savant ne pourra se défendre de cette impression. Chacun saura que la chute de la pierre n’est pas douloureuse, et chacun la craindra comme une souffrance extrême.
– Eh bien, et la seconde cause, celle que vous avez déclarée sérieuse?
– C’est l’autre monde.
– C’est-à-dire la punition?
– Cela, ce n’est rien. L’autre monde tout simplement.
– Est-ce qu’il n’y a pas des athées qui ne croient pas du tout à l’autre monde?
M. Kiriloff ne répondit pas.
– Vous jugez peut-être d’après vous?
– On ne peut jamais juger que d’après soi, dit-il en rougissant. – La liberté complète existera quand il sera indifférent de vivre ou de ne pas vivre. Voilà le but de tout.
– Le but? Mais alors personne ne pourra et ne voudra vivre?
– Personne, reconnut-il sans hésitation.
– L’homme a peur de la mort parce qu’il aime la vie, voilà comme je comprends la chose, observai-je, et la nature l’a voulu ainsi.
– C’est une lâcheté greffée sur une imposture! répliqua-t-il avec un regard flamboyant. — La vie est une souffrance, la vie est une crainte, et l’homme est un malheureux. Maintenant il n’y a que souffrance et crainte. Maintenant l’homme aime la vie parce qu’il aime la souffrance et la crainte. C’est ainsi qu’on l’a fait. On donne maintenant la vie pour une souffrance et une crainte, ce qui est un mensonge. L’homme d’à présent n’est pas encore ce qu’il doit être. Il viendra un homme nouveau, heureux et fier. Celui à qui il sera égal de vivre ou ne pas vivre, celui-là sera l’homme nouveau. Celui qui vaincra la souffrance et la crainte, celui-là sera dieu. Et l’autre Dieu n’existera plus.
– Alors, vous croyez à son existence?
– Il existe sans exister. Dans la pierre il n’y a pas de souffrance, mais il y en a une dans la crainte de la pierre. Dieu est la souffrance que cause la crainte de la mort. Qui triomphera de la souffrance et de la crainte deviendra lui-même dieu. Alors commencera une nouvelle vie, un nouvel homme, une rénovation universelle…Alors on partagera l’histoire en deux périodes: depuis le gorille jusqu’à l’anéantissement de Dieu, et depuis l’anéantissement de Dieu jusqu’au…
– Jusqu’au gorille?
– Jusqu’au changement physique de l’homme et de la terre. L’homme sera dieu et changera physiquement. Une transformation s’opèrera dans le monde, dans les pensées, les sentiments, les actions. Croyez-vous qu’alors l’homme ne subira pas un changement physique?
– S’il devient indifférent de vivre ou de ne pas vivre, tout le monde se tuera, et voilà peut-être en quoi consistera le changement.
– Cela ne fait rien. On tuera le mensonge. Quiconque aspire à la principale liberté ne doit pas craindre de se tuer. Qui ose se tuer a découvert où gît l’erreur. Il n’y a pas de liberté qui dépasse cela; tout est là, et au-delà il n’y a rien. Qui ose se tuer est dieu. À présent chacun peut faire qu’il n’y ait plus ni Dieu, ni rien. Mais personne ne l’a encore fait.
– Il y a eu des millions de suicidés.
– Mais jamais ils ne se sont inspirés de ce motif; toujours ils se sont donné la mort avec crainte et non pour tuer la crainte. Celui qui se tuera pour tuer la crainte, celui-là deviendra dieu aussitôt.
]]>Preambule:
Die Luge wird zur Wletrodnung gemacht::: The world order is based upon a lie. L’oeuvre de Kafka est definitivement cree dans le but de corrompre toute tentative de resumer, de comprendre; l’ambiguite est l’essentiel de l’oeuvre de Kafka.
Premiere parabole: un message imperial
Le roi envoie un message a un de [...]
]]>Le roi envoie un message a un de ses sujets. Mais le messager tarde a traverser l’immense palais. Jamais il n’arrivera a outrepasser les jardins suivis de cours suivis de jardin de l’impossiblement immense chateau de l’empereur. Puis bientot le souverain meurt, et la nouvelle ne te parviendra jamais.
Quoi comprendre de la parabole? Le roi represente Dieu. Dieu offre un message a ses sujets mais pourtant jamais la nouvelle de sa mort ne les atteint. En fait, ce qu’il faut voir, c’est que Dieu est ete un jour vivant, ou qu’il est toujours ete mort est tout a fait sans importance. Le personnage du Dieu souverain est suffisamment eloigne de ses sujets que jamais un message ne traversera sa forteresse. Les messagers ne peuvent que speculer sur l’etat des discussions dans le forteresse.
Devant la Loi se tient un tient un gardien. Un homme du pays se rend et tentes de passer a l’interieur mais le gardien le retient. La porte est ouverte mais elle n’est pas prete pour l’homme. L’homme reste devant la porte pendant des annees puis a la veille de sa mort, le gardien l’informe qu’il fermera la porte. L’homme meurt, la porte reserve a lui, est seulement a lui peut maintenant etre ferme.
They were offered the choice between becoming kings or the couriers of kings. The way children would, they all wanted to be couriers. Therefore there are only courieres who hurry about the world, shouting to each other — since there are no kings — messages that have become meaningless. They would like to put an end to this miseriable life of theirs but they dare not because of their oaths of service.
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